Projet Ampère

La Vie d'Ampère


L'Œuvre d'Ampère
Quelques dates

      Biographie d'André-Marie Ampère - Sa Vie (1775-1836)






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Une vie dans une époque tourmentée

St Nizier
André-Marie Ampère est né à Lyon le 20 janvier 1775 dans une maison du quai Saint-Antoine de la paroisse de Saint-Nizier. Son père, Jean-Jacques, négociant puis juge de paix et officier de police du canton de la Halle aux blés, avait épousé en 1771 Jeanne Desutières-Sarcey. A la veille de leur mariage, il avait acheté à Poleymieux un domaine comprenant une maison de maître et une ferme attenante où André Ampère passa son enfance et son adolescence.

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Jean-Jacques Ampère, fervent disciple de Rousseau, s’inspira de l’Émile pour instruire sans contraintes son fils qui " n’alla jamais à l’école ". Il lui apprit lui-même le latin. Dès l’âge de treize ans, le jeune Ampère se passionna pour les mathématiques et composa un traité des sections coniques en suivant sa seule inspiration. Frappé par cette précocité, un ami de son père, l’abbé Daburon, lui donna des notions de calcul différentiel et intégral. Doué d’une mémoire étonnante, Ampère étudia dans l’ordre alphabétique la Grande Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, dont il savait encore des chapitres entiers à un âge avancé.

Révolution
En 1793, la famille Ampère fut frappée impitoyablement par la mort tragique de son chef. La ville de Lyon accusée de fédéralisme fut assiégée par des troupes de la Convention nationale, prise et condamnée à perdre son nom pour devenir " Ville affranchie ". Comme tant d’autres citoyens, Jean-Jacques Ampère qui avait continué à exercer ses fonctions pendant le siège, fut condamné à la peine capitale et exécuté le 25 novembre. Deux jours avant sa mort, il avait pu écrire à sa femme une lettre admirable où l’on a relevé cette phrase prophétique : " Quant à mon fils, il n’y a rien que je n’attende de lui. "

Après un an de prostration où son intelligence parut sombrer, Ampère composa des poèmes épiques, des tragédies. Il rencontra une jeune fille " aux cheveux d’or, aux yeux d’azur ", Julie Carron, dont la famille habitait Saint-Germain, près de Poleymieux, qui devint sa femme le 6 août 1799. Un an plus tard naissait leur fils Jean-Jacques-Antoine qui devait laisser un nom célèbre dans la littérature et l’histoire.

Prospectus
En 1802, Ampère qui avait commencé à gagner sa vie en donnant des leçons de mathématiques, de physique et de chimie à Lyon, obtient un poste de professeur à l’École centrale de Bourg-en-Bresse.
Théorie du Jeu

Il publie alors son premier mémoire important,
" Considérations sur la théorie mathématique du jeu ", qui montrait disait-il, que la passion du jeu conduit ceux qui s’y livrent à une ruine inévitable. On commence alors à le remarquer dans les sphères savantes et on lui offre un poste de professeur au nouveau Lycée de Lyon. Revenu dans sa ville natale en 1803, Ampère est à nouveau frappé cruellement par la mort de sa jeune femme, minée par longue maladie.

Bouleversé par cette épreuve, il quitte la région lyonnaise pour Paris et devient répétiteur à l’École polytechnique. A trente-trois ans, il est nommé Inspecteur Général de l’Université. En 1809, il enseigne l’Analyse mathématique à l’École polytechnique. Il entre à l’Académie des sciences en 1814 dans la section de Géométrie.

Constante Amitié
Un second mariage malheureux, bientôt suivi d’une séparation, lui donne une fille, Albine. La vie sentimentale d’Ampère se termine par le rêve d’une troisième union avec une jeune fille qu’il appelait " la constante amitié ", d’après une célèbre gravure, rêve sans lendemain. Ampère se consacrera désormais à la Science. Ampère, a dit Paul Janet, " fut homme tout simplement, avec ses amours et ses douleurs, ses alternatives de doute religieux et de foi profonde, son ardeur au travail et ses découragements, et avant tout sa recherche passionnée du vrai qui se résume dans le cri désespéré qu’il adressa à son ami
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Bredin : Je ne trouve que des vérités, enseigne-moi la Vérité
".

Membre de la Légion d’honneur, membre de nombreuses sociétés savantes, le Grand Ampère, usé par le travail, termina sa vie à Marseille le 10 juin 1836 au cours d’une Inspection universitaire. Il y fut inhumé presque dans l’indifférence. C’est en 1869 que des amis de son fils transportèrent son cercueil à Paris, pour laisser reposer en un seul tombeau, au cimetière Montmartre, André-Marie Ampère et son fils Jean-Jacques qui venait de mourir en ne laissant aucune descendance.

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