La Vie d'Ampère
L'Œuvre d'Ampère
Quelques dates

      Biographie d'André-Marie Ampère - Son Œuvre






. . .   . . .

L'œuvre d'un génie scientifique exceptionnel

Gay Lussac
Portrait d'Ampère à Polytechnique
L'œuvre d'Ampère est importante dans de nombreuses disciplines.En chimie, il eut des vues profondes sur la constitution atomique de la matière.En 1809, Gay-Lussac avait remarqué que les substances gazeuses se combinent dans des valeurs toujours simples de leurs rapports de volume (1, 2, 3, 4...). Ampère en déduisit que le nombre de molécules dans un même volume de gaz était constant quel que soit le gaz (1814).  Des considérations analogues avaient déjà été formulées en 1811 par le savant italien Avogadro. C’est la loi Avogadro-Ampère.

Humphry Davy
On doit également à Ampère, en 1809, l’hypothèse de l’existence du fluor. Frappé par les analogies entre l'acide chlorhydrique et l'acide fluorhydrique, il conclut à l'existence d'un élément qu'il appelle « phtore ». Ampère laissera néanmoins à Humphry Davy, convaincu de la justesse
Fluorite
de ses vues après trois ans de correspondance, la gloire d'annoncer en 1813 la découverte de ce nouvel élément. Une note autobiographique d'Ampère, dans laquelle il parle de lui à la troisième personne, établit cependant l'antériorité de sa découverte.
Experience d'Oersted
Mais ce sera l'électrodynamique qui vaudra à Ampère des honneurs incontestés et la gloire, partagée avec le seul Lord Kelvin, de donner son nom à l'une de nos sept unités fondamentales. Le physicien danois Œrsted publie le 21 juillet 1820 son observation de la déviation d'une aiguille aimantée au voisinage
Oersted
d'un fil conducteur relié aux bornes d'une pile. Cet opuscule de quatre pages en latin se répand en quelques semaines dans toute l'Europe et l'expérience décrite est répétée partout où on dispose de piles. Les 4 et 11 septembre, Arago présente le mémoire d'Œrsted à l'Académie des sciences. Chez Ampère qui assistait aux séances, se produit alors l'une de ces intuitions fulgurantes dont il est coutumier. Il se jette dans de multiples expériences sur lesquelles sa haute culture mathématique lui permet de fonder la théorie de l'électromagnétisme.
Solenoide
Il distingue la « tension électrique » qui se manifeste entre deux corps chargés d’électricité, séparés par des corps non conducteurs, et le « courant électrique » qui se déplace à l’intérieur d’un circuit fermé composé de corps conducteurs. Il affirme que les phénomènes magnétiques n’ont pas une origine différente de celle des phénomènes électriques, et que le magnétisme est produit par de petits courants électriques circulant autour des particules de la matière.
Calcul d'Ampère
Il prouve par de nombreuses expériences cette identité entre le magnétisme et l’électricité, et reproduit en particulier les effets des aimants par des « hélices galvaniques » ou « solénoïdes ». Il découvre
Arago
aussi avec Arago l’électro-aimantation de l’acier (aimant permanent artificiel) et du fer doux (aimant temporaire ou électro-aimant). Il montre enfin que deux circuits électriques peuvent réagir l’un sur l’autre sans intervention d’aimants. Il énonce les lois de l'électrodynamique, lois d’attraction et de répulsion de ces courants. Tout est dit en quelques jours. Ses mémoires présentés à l’Académie des sciences donnent une analyse mathématique complète de ces phénomènes, « uniquement déduite de l’expérience ».

Vidéo - Ampère l'humaniste au service de la science avec la collaboration de Michel SIMÉON et Georges ASCH du musée "Maison d'Ampère"
Vidéo - Ampère et l'électromagnétisme (Video allemande)

Retour haut de page        
. . .   . . .